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Julien Burgos
Chiropracteur à Lyon
 
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Le Reflux Gastro Oesophagien chez le bébé

Le reflux gastro-œsophagien ou RGO concerne plus de 30% des nouveau-nés, il s'agit d’ailleurs de la deuxième cause des visites chez le pédiatre.

Le RGO, c'est une remontée du contenu de l'estomac au niveau de l'œsophage. La plupart du temps sans gravité, il peut causer dans certains cas une inflammation de l'œsophage, appelée aussi œsophagite. Si votre enfant souffre de RGO, il peut être bénéfique de consulter un chiropracteur spécialisé en pédiatrie. 

Le RGO est une déficience d’un sphincter, le cardia. Cet “anneau” s’ouvre pour laisser passer les aliments de l’œsophage à l’estomac et se ferme pour éviter les remontées. Chez le bébé, il est souvent immature à la naissance mais il va naturellement se renforcer peu à peu, dans les premiers mois de vie, jusqu’à devenir fonctionnel.

Dans le cas d’un RGO, les aliments, qui ne sont plus bloqués dans l’estomac, remontent vers la bouche pour être régurgités. C’est un processus qui s’effectue sans douleur et qui ne compromet pas la croissance de bébé. Attention! Ces reflux sont à différencier des vomissements : ils se font sans effort.

Le RGO est souvent sans gravité chez le bébé de moins de deux mois. Si bébé prend du poids, est de bonne humeur, et se développe normalement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. En revanche, si les régurgitations deviennent sévères, une consultation chez le médecin s’impose.

Le reflux gastro-oesophagien est plus fréquent chez les prématurés, chez les enfants opérés pour des anomalies de l’oesophage et chez ceux qui souffrent de problèmes pulmonaires, ou encore d’hypotonie.

La plupart des nourrissons régurgitent quelques fois par jour. La fréquence maximale de régurgitation est habituellement atteinte vers 4 mois. Dès que l’enfant se tient plus souvent debout, vers l’âge de 9 mois à 1 an, les régurgitations ont tendance à diminuer voire cesser. Certains enfants plus vieux peuvent, toutefois, souffrir de reflux gastro-œsophagien.

Le RGO simple ou Régurgitation

Le reflux gastro-œsophagien simple se manifeste par des régurgitations bénignes de faible volume. Elles sont mêlées de lait et de salive. Elles surviennent généralement juste après la tétée.

Le RGO simple débute avant l’âge de 3 mois. Bébé ne refuse pas de s’alimenter, son développement est bon. La croissance pondérale est normale.

2/3 des nourrissons de moins de 4 mois régurgitent

Pourquoi un nombre si important ? Parce que le système digestif des bébés est immature. En effet, le sphincter inférieur de l’œsophage ne fait pas bien son travail et ne se contracte pas bien quand l’estomac est plein, ce qui permet la remontée des aliments.

Aussi, l’alimentation des bébés est liquide ce qui facilite le passage du contenu de l'estomac dans le sphincter inférieur de l’œsophage.

Pas d’inquiétude, la plupart de ces régurgitations disparaissent d’elles-mêmes vers l’âge de 12 mois quand le sphincter devient fonctionnel.

Le RGO compliqué

Lorsque certains symptômes s’ajoutent au RGO simple, on parle de RGO compliqué. Pour vous aider à vous y retrouver, voici une petite liste des symptômes dont peut souffrir votre bébé qui peuvent motiver une consultation chez un médecin ou un chiropracteur :

  • des douleurs ou de l’irritabilité au moment des repas,
  • des troubles de sommeil,
  • un gain de poids insuffisant.
  • s'il présente des pleurs pendant les tétées, des crises douloureuses ou des traces de sang dans les régurgitations. Cela pourrait être une œsophagite, c’est-à-dire que le liquide gastrique acide remonte dans l’œsophage et cause de l’inflammation 
  • s'il présente des vomissements teintés de bile (jaunâtres ou verdâtres),
  • s'il présente plusieurs vomissements projectiles (en jet). Cela pourrait être causé par une anomalie anatomique, comme une sténose du pylore (c’est-à-dire un rétrécissement de la valve à la sortie de l’estomac),
  • si votre bébé a très souvent des troubles ORL comme : une toux trachéale nocturne, une rhino-pharyngite et/ou une bronchite récidivante avec sinusites, une otite récidivante aiguë.

 

Toutes ces manifestations ne sont évidemment pas propres au reflux gastro-œsophagien dit compliqué. Il peut donc être très difficile de les différencier de celles d’autres causes, telles que les coliques ou l’intolérance alimentaire. Cela est particulièrement vrai si les principaux symptômes sont des pleurs, de l’irritabilité et des troubles au sommeil.

La prise en charge du RGO

Consultez votre pédiatre

Si votre bébé présente les symptômes décrits dans la section précédente, allez consulter votre pédiatre. 

Il pourra vous rassurer dans un premier temps et prescrire à votre petit bout des examens complémentaires s’il le juge nécessaire et lui prescrire des médicaments visant à réduire l’acidité de son estomac, ce qui rendra les régurgitations moins douloureuses.

Consultez votre chiropracteur pédiatrique

Il sera apte à reconnaître et à diagnostiquer le RGO.

  • Tout d’abord, il va vous poser des questions sur le déroulement de la grossesse, sur le déroulement l’accouchement, sur vos antécédents familiaux et sur le comportement et les habitudes de votre bébé.
  • Puis, il va faire un examen clinique général de votre bébé (recherche des réflexes primitifs, de dysplasie de hanche, etc...) puis un examen chiropratique complet (bilan du crâne, du thorax, de l’abdomen, du bassin et des membres).
  • Enfin, il va réaliser le traitement adéquat doux, indolores et adaptés à la physiologie de votre bébé.

Règles hygiéno diététiques

  • Pensez à fractionner les repas de votre bébé. Donnez davantage de biberons, chacun avec moins de volume ce qui va diminuer le risque de régurgitations.
  • Donnez-lui un lait épaissi anti régurgitations, prescrit par votre pédiatre : ainsi, le lait remonte moins facilement dans l’œsophage.
  • Ne fumez pas dans la maison. En effet, le tabagisme passif relaxe le sphincter inférieur de l’œsophage et irrite la muqueuse de l’œsophage.
  • Ne serrez pas trop sa couche, sinon la pression dans l’abdomen est augmentée, ce qui favorise les reflux gastro-œsophagien du bébé.
  • Inclinez légèrement son lit, de façon à ce que sa tête soit surélevée par rapport à son estomac. 
  • Laissez suffisamment de temps entre les repas de bébé et faites lui faire des pauses pendant qu’il mange. Gardez ensuite votre bébé à la verticale pendant quelques minutes après avoir bu afin d’évacuer les gaz et diminuer la pression stomacale.
  • Après les repas, placez-le dans un siège incliné vers l’arrière ou dans une chaise haute s’il est en âge de s’asseoir pendant environ 30 minutes. Les porte-bébés peuvent aussi être une bonne façon de garder votre bébé à la verticale.
  • Si votre enfant est nourri avec des préparations commerciales, certaines préparations épaissies avec de l’amidon de riz peuvent diminuer le reflux. Il est aussi possible d’épaissir le contenu des biberons avec un peu de céréales pour bébé, si les régurgitations sont importantes et persistantes.
  • Si votre enfant est en âge d’en consommer, essayez les aliments solides.

Traitement viscéral

Une prise en charge viscérale globale associée permettra d’offrir un confort digestif à votre bébé et de réduire les pressions abdominales en partie responsables du reflux gastro-œsophagien du bébé.

Traitement crânien

Lors de la naissancele crâne est soumis à des pressions lors du passage dans le bassin de la maman, ce qui est sans gravité, mais peut comprimer le foramen jugulaire et donc le nerf vague (ou paire crânienne X)

Cette compression peut être due à la durée de l’accouchement (très rapide ou au contraire très longue), à une naissance avec instruments, à une position in utero qui aurait favorisé la compression de l’arrière du crâne, à une chute, un torticolis ou un blocage cervical peut venir irriter un de ces nerfs (ou les deux)... 

Même un accouchement non instrumentalisé dit non traumatique pourra avoir un impact sur le foramen jugulaire et donc le nerf vague. En effet, pour assurer le passage de la tête du bébé dans le canal, pendant le travail les plaques osseuses doivent se chevaucher pour diminuer le diamètre du crâne malléable et se remettre en place par la suite grâce à la succion principalement. Il est possible que certaines sutures restent « superposées » entrainant une certaine compression du foramen jugulaire.  

Afin de faciliter la compréhension, nous allons limiter et simplifier leur description : Les nerfs vagues sortent à la base du crâne chacun d’un côté. Puis, ils descendent le long de l’œsophage qu’ils innervent (des rameaux vont également aux poumons et au cœur), passent sur les parois de l’estomac, de l’intestin grêle et du foie qu’ils innervent également. 

Comme son nom l’indique, le nerf vague a une activité plutôt vague... C'est-à-dire qu'il a un champ de compétences large et étendu! Parmi ses nombreuses actions sur le système parasympathique, il a une forte incidence sur le plan digestif: en effet, il joue sur la déglutition, le reflex nauséeux, au niveau de la langue sur la production de salive et la reconnaissance de certains goûts.

Vous comprendrez donc qu’il est indispensable de faire vérifier les tensions de la base du crâne du bébé afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’interférence c'est à dire  de restriction de mobilité sur le trajet du nerf vague qui pourrait altérer son fonctionnement.

Grâce à des techniques douces spécifiques  votre chiropracteur pourra mobiliser le foramen jugulaire pour libérer les nerfs vagues et permettra aux informations nerveuses de cheminer correctement le long des nerfs pour un meilleur fonctionnement. Par cette méthode associée à la prise en charge viscérale, l’estomac retrouvera un meilleur fonctionnement, ce qui aidera votre bébé avec ses reflux.

Conclusion

La prise en charge chiropratique d’un reflux gastro-œsophagien va s’appuyer sur deux axes principaux : une prise en charge viscérale (globale et/ou axée sur l’estomac) de votre bébé et une prise en charge crânienne.

Les techniques chiropratiques sont douces et s’apparentent à de très légères pressions. 

Il est important de noter que ces axes principaux ont été décrits ne sont pas les seules options, mais que votre chiropracteur adaptera le traitement aux différentes tensions de votre bébé. Si d’autres tensions sont présentes, votre thérapeute les prendra en charge toujours en utilisant des techniques douces afin de soulager au mieux votre enfant.


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